La sérigraphie est une technique d’impression en ton direct. Elle permet de déposer l’encre directement sur le support à travers un écran, sur le même principe que le pochoir. Chaque couleur est imprimée l’une après l’autre, ce qui donne un rendu coloré très dense et saturé (aplats), mais qui permet aussi de jouer avec les superpositions. Pour vous éclairer sur le processus en détails :
Pour vous éclairer sur le processus en détails:
Étape 1 : Décomposition des couleurs et création des films
Il faut préalablement procéder à la séparation des couleurs du visuel. Le sérigraphe imprimera chaque couleur sur un film transparent afin d’être insolée sur un écran de sérigraphie. La partie encrée (noire) va stopper la lumière, tandis que la partie transparente la laissera passer.
Étape 2 : Insolation des écrans
Une fois les films imprimés, ils sont placés sur des écrans de sérigraphie enduits d’une émulsion photosensible qui va réagir à la lumière. Un écran est nécessaire pour chaque couleur. Les écrans sont alors exposés à la lumière UV qui va sécher la partie exposée à la lumière tandis que la partie cachée par l’encre du film ne va pas réagir. Ils sont ensuite rincés à l’eau. A l’image des pochoirs, les écrans ainsi insolés laisseront passer l’encre aux endroits où les UV n’ont pas agi.
Étape 3 : Préparation des couleurs
Nos sérigraphes préparent les encres afin d’obtenir la consistance ainsi que la teinte la plus proche de vos envies.
Étape 4 : Calage de la machine
Le cadre est installé sur la table, puis calé, afin que le motif soit bien positionné sur le support. L’opération du calage est réalisée autant de fois qu’il y a de couleurs à caler et à superposer.
Étape 5 : Impression
L’encre est ajoutée. Le sérigraphe utilise une raclette pour la tirer sur toute la longueur de l’écran. L’encre se dépose sur le papier ou le textile à travers les zones ouvertes du pochoir.
La prépresse regroupe l’ensemble des opérations qui précèdent l’impression d’un document.
Ces diverses opérations consistent à mettre en page et assembler des documents graphiques dans le but d’être imprimés. Dans le cas de la sérigraphie, les documents graphiques sont assemblés sur ordinateur à l’aide de logiciels de PAO (publication assistée par ordinateur).
Il est tout à fait possible de réaliser les typons à la main sur papier blanc 80g/m, calques ou autre papiers transparents. Dans cette éventualité, précisez-nous qu’il s’agit de typons manuels. Attention, les dessins doivent toujours être le plus noir possible. Pour toutes difficultés liées à la prépresse, n'hésitez pas à demander nos services, nous nous chargerons de préparer vos fichiers.
Pour les fichiers PAO:
· Nous acceptons les fichiers PDF, PNG, JPEG (sans compression), TIFF, PSD avec les couleurs sur des calques séparés.
· Le fichier doit être en 600 DPI minimum et à l’échelle.
· Pour les images sans marges, ajouter des fonds-perdus de 4mm minimum.
· Pensez à aplatir les calques d’une même couleur notamment sur les textes.
· Les couleurs doivent être indexées au format CMJN.
· Attention, pour limiter les décalages naturels de l’impression en sérigraphie lorsque deux couleurs se superposent, nous vous conseillons de laisser des débords entre les couleurs pour qu’elles se chevauchent et éviter es liserés blancs.
Comme nous imprimons en tons directs, nous avons besoin d’isoler chaque couleurs dans des typons séparés. Le typon est le film transparent sur lequel votre image est imprimée en noir.
La beauté de la sérigraphie repose sur son utilisation des couleurs qui peuvent se superposer.
Avec de la base transparente, nous pouvons diminuer l’opacité de l’encre et ainsi démultiplier les possibilités de créer des teintes supplémentaires.
les possibilités de créer des teintes supplémentaires.
Pour reproduire des dessins précis ou des photographies, nous vous conseillons d’opter pour
la quadrichromie. Cette méthode utilisée par de nombreux imprimeurs repose
sur quatre couleurs : Cyan, Magenta, Jaune et Noir (CMJN), considérées comme les couleurs primaires
de l’imprimerie. Ces couleurs sont déposées en couches successives sur le papier et se superposent en fines trames pour recréer une grande variété de teintes. En jouant sur l’intensité et la densité de chaque couleur, on obtient des milliers de nuances.
Attention, il s’agit d’un processus avec des angles de trames assez précises pour éviter tout moirage, au besoin demandez-nous pour vérifier vos fichiers.
Pour résumer, nous avons besoin des éléments suivants :
· Un fichier à l’échelle 1/1, en 600 DPI ou en vectoriel.
· Des traits de coupe et de fond perdu.
· Chaque couleur doit constituer un calque séparé en noir 100%.
· Vous pouvez en plus nous envoyer un aperçu de l’image en couleur.
Nous pouvons aussi nous occuper pour vous de la préparation de vos fichiers !
N’hésitez pas à nous le demander.